Comment réformer le collège ?

Comment réformer le collège ? 

Alors que le ministère prépare une nouvelle tentative de réorganisation du temps scolaire de la 6e à la 3e, Norman GOURRIER, secrétaire général du SNCL était l'invité de Virginie Guilhaume sur le plateau de Sqool TV pour parler de "l'homme malade du système scolaire" selon l'expression du ministre : des termes bien malvenus alors que l'enseignement du collège souffre d'abord et avant tout des multiples réformes politiques ratées qui se sont  accumulées et l'ont désorganisé au fil des décennies...

Découvrez ci-dessus l'interview complète (débute à 3:55) ou visionnez la sur Youtube. 

 

Notre spécial STAGIAIRES 2022 est arrivé !

La pré-rentrée et les premières semaines qui suivent sont un moment de stress inévitable pour les jeunes enseignants stagiaires : grâce à notre guide synthétique, vous trouverez les premières réponses à la plupart des problèmes qui se poseront à vous.

Une lecture indispensable pour bien commencer l’année scolaire avec votre syndicat, le SNCL.

Accédez au dossier complet dans notre onglet spécial stagiaire.

Le Président face aux recteurs

Le Président de la République s’est exprimé le 25 août dernier devant les recteurs pour (très légèrement) préciser les orientations arrêtées pour la politique éducative à venir dans son nouveau quinquennat.

Marchant sur les plates-bandes de son ministre, Emmanuel Macron n’a fait que renforcer les déclarations qu’il avait déjà prononcées durant la campagne électorale : il maintient l’objectif d’une revalorisation inconditionnelle des enseignants (aux alentours de 10% et avec un coup de pouce plus fort sur les premiers échelons et l’entrée dans le métier, qui ne devrait plus se faire en-dessous de 2000 euros par mois). Il continue de promettre davantage à ceux qui accepteront de réaliser des missions nouvelles, bien que cette fois les 20% supplémentaires soient plutôt apparus comme 20% en tout, et que l’idée d’un nouveau contrat, ou « pacte » fasse son grand retour : s’agira-t-il donc bien d’inventer un nouveau concours de recrutement avec nouveau statut, sur lequel pourront basculer en cours de carrière les enseignants déjà en poste, comme cela avait été esquissé début 2022 ?

Le SNCL sera reçu au ministère le 1er septembre afin de se faire préciser les modalités exactes de toutes ces intentions affichées.

Un prof devant chaque classe ? Le compte n’y est pas

Avec 4000 postes non pourvus lors des dernières sessions de concours (dont 43% des postes d’allemand et 40% des postes de lettres classiques), il était illusoire d’espérer une rentrée avec un professeur devant chaque classe, comme le souhaitait Pap Ndiaye.

Si on ajoute à cela la mauvaise volonté des rectorats à renouveler les professeurs contractuels (des milliers d’entre eux étant encore à ce jour sans nouvelle de leur renouvellement ou non-renouvellement pour le 1er septembre…), les chiffres annoncés cette semaine par le ministre apparaissent plus que crédibles : il s’agirait de 1% des professeurs des écoles (soit environ 4000 personnels) et 8% des professeurs du second degré (soit environ 38 000 chaises vides).

Cette situation gravissime et quasi-inédite justifie la mise en place de toute urgence d’une revalorisation sans contrepartie. C’est que le SNCL défendra à la rentrée et tout au long de la consultation de « l’école du futur » qui devrait commencer le mois prochain.

L'ANALYSE SNCL du PLAN SAUVADET

La loi dite Sauvadet a été promulguée le 12 mars 2012, dans un contexte de fermetures drastiques de postes et de diminution du nombre de fonctionnaires qui n’a pas épargné les enseignants et les personnels d’éducation.

 

Cette loi ne prévoyait pas une résorption globale de la précarité mais la titularisation d’1/4 à 1/3 des contractuels. L’actuel gouvernement n’a pas modifié cette loi.

 

Le bilan « qualitatif » de la campagne 2013 du plan de titularisation Sauvadet par les concours réservés et examens professionnalisés met en lumière de nombreuses et graves difficultés de traitement des candidatures, des conditions de recevabilité parfois interprétées différemment d’un rectorat à l’autre, de criantes injustices et un nombre global de titularisations insuffisant.

 

 

LES DEMANDES DU SNCL-FAEN

concernant les concours réservés

 

  1. La possibilité pour tous les contractuels en CDI de pouvoir faire acte de candidature, sans autre condition.

 

  1. La redéfinition et la réécriture des conditions de recevabilité des candidatures pour les contractuels en CDD dans un sens beaucoup moins restrictif et de plus grande clarté. 

 

  1. La vérification de la recevabilité des candidatures avant la convocation aux épreuves. 

 

  1. L’augmentation du nombre de postes ouverts aux concours chaque année et l’allongement de la durée du plan au-delà des 4 ans. 

 

  1. L’utilisation pour les concours réservés et les concours internes des postes non utilisés par les concours externes.

 

  1. La garantie de réemploi des contractuels, sans baisse de quotité horaire, pendant toute la durée du plan. 

 

  1. La mise en place de formations préparatoires aux concours, dans toutes les académies, pendant toute la durée du plan de titularisation. 

 

 C’est pourquoi le SNCL-FAEN demande la modification de la loi SAUVADET pour en faire un véritable plan de titularisation des contractuels