SEGPA : des résultats en demi-teinte

La filière SEGPA regroupe des élèves (près de 3%) qui, à l’origine, ont des difficultés scolaires durables et persistantes. Bénéficiant, dans le cadre du collège, de classes à effectifs allégés (pas plus de 16 élèves), de personnels spécifiquement formés à la difficulté scolaire, de méthodes pédagogiques spécifiques, de moyens fléchés, ces élèves disposent, en théorie tout du moins, de conditions permettant une meilleure insertion professionnelle.

 

 Pourtant, les services statistiques du ministère donnent une image de cette filière de l’enseignement adapté, plutôt contrastée, peut-être avec une arrière-pensée : l’intégration de ces élèves dans les classes de 6ème de collège, comme le laissent entendre régulièrement les autorités qui entendent la faire « évoluer dans le cadre de la mise en place du nouveau cycle central et de la réforme du collège ». On apprend dans l’une de ces notes que 37% de ces élèves obtiennent un diplôme (le plus généralement un CAP ou un bac professionnel), ce qui n’est déjà pas rien, mais que la majorité sort de l’école sans diplôme. Le ministère ajoute que 85% d’entre eux atteignent la classe de troisième et donc que 15% d’entre eux décrochent avant la fin du collège. 1% seulement des élèves de SEGPA obtiennent le DNB.

 

La note soulève un point jusqu’à maintenant méconnu lorsqu’elle indique que ces élèves cumulent leur retard intellectuel avec des difficultés d’ordre social, familial et culturel. Issus, souvent (27% contre 19% pour les autres collégiens) de familles monoparentales ou hébergés dans une famille d’accueil ou un foyer (4% contre 1%), ces élèves sont à 97% entrés au collège avec au moins une année de retard et finissent souvent leur scolarité en grossissant les rangs des élèves « décrocheurs ». Pour le SNCL-FAEN, la situation de ces élèves n’est pourtant pas une fatalité. Au lieu d’envisager, comme cela semble être le cas, au nom d’économies budgétaires attendues, de nier toute spécificité dans l’enseignement donné à ces élèves en les intégrant aux classes de collège, nous militons pour un renforcement de cet enseignement spécifique et adapté à ces élèves. Comment des élèves qui ont des difficultés à réussir dans une filière adaptée à leurs besoins, dans des classes allégées, pourraient-ils mieux s’intégrer et réussir dans des classes à 28 élèves et avec des méthodes pédagogiques adaptées aux élèves ayant moins de difficultés scolaires ?

 

Selon nous, il est temps de songer à une meilleure réussite des élèves avant de songer aux retombées économiques des réformes envisagées. D’autant plus que celles-ci, risquent de dégrader par la même occasion les conditions de travail des professeurs (effectifs sur chargés, contraintes supplémentaires, risques de pression sur les professeurs pour accepter l’inclusion…).

 

Vie scolaire, ou l'éducation à la citoyenneté

Des actes de violence intolérables se produisent à échéances régulières contre des personnels des établissements scolaires et particulièrement des professeurs.

 
Ces faits ne représentent pas la réalité de la situation dans tous les collèges et les lycées de France mais ils rappellent l’urgence pour l’Ecole de mettre en oeuvre une véritable pratique de l’éducation à la citoyenneté.


Dans les EPLE, l'éducation à la citoyenneté est devenue incontournable, cet apprentissage est transversal et sa mise en oeuvre concerne tous les acteurs des établissements scolaires.

 

 

LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE...

 

NOS NUMEROS SPECIAUX 2016 !

La rentrée scolaire est toujours un moment plein d'appréhension et de doute pour certaines catégories de personnels mises à mal par les réglementations précaires.

 C'est pourquoi le SNCL FAEN édite pour 2016 trois dossiers spéciaux de suivi pour les professeurs Stagiaires, TZR et Contractuels.

 

Vous trouverez dans ces documents des clés de compréhension de votre situation spécifique, des éléments juridiques et des conseils syndicaux de base pour faire face aux situations d'abus trop souvent constatées.

 Pour tout besoin de suivi complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter :

sncl@wanadoo.fr

 

DOSSIER SPECIAL STAGIAIRES

 

DOSSIER SPECIAL TZR

 

DOSSIER SPECIAL CONTRACTUELS

 

PPCR et nouvelle évaluation des professeurs

Dans le cadre de la négociation Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations (PPCR), le gouvernement a décidé de revaloriser les carrières des enseignants. Entre 2017 et 2020, les indices seront majorés et les grilles indiciaires évolueront.


En contrepartie ces évolutions sont corrélées à la fin de l’évaluation professionnelle actuelle. Celle-ci liera encore plus qu’aujourd’hui, la rémunération à l’évaluation.


La position du SNCL-FAEN est claire : nous demandons une revalorisation financière effective de la fonction enseignante pour, notamment, rendre le métier plus attractif.


Malheureusement, les annonces récentes ne vont pas dans ce sens : tout d’abord le processus du PPCR est trop étalé dans le temps (4 années) alors qu’il existe une réelle urgence. Ensuite, rien ne permet d’envisager sereinement quelle sera la situation économique du pays en 2020 et si les décisions d’aujourd’hui pourront arriver à leur terme.


Plusieurs mesures telles que la conversion de 9 points d’indemnités en points d’indice, la suppression du rythme d’avancement au grand choix, minorent la portée de cette prétendue revalorisation qui fait en partie payer la facture aux enseignants. Le blocage du point d’indice depuis 2010 n’est pas compensé par les 1,2% accordés en deux fois au 1er juillet 2016 et 1er février 2017. Ajoutés à la hausse de la retenue pour pension, tous ces éléments se combinent pour traduire une baisse du pouvoir d’achat .


Ainsi, d’après nos calculs, un professeur au 3ème échelon de la classe normale percevra 14 € de moins par mois qu’en juin 2010. Au 11ème échelon, il percevra 42 € de moins.


Alors quels objectifs pour ces mesures ? Ne nous leurrons pas : elles sont dirigées vers l’opinion qu’il faut absolument convaincre que les promesses de la campagne de 2012 sont effectivement tenues. Elles sont surtout une occasion de reconquérir un électorat fortement déçu et érodé.


Mais, et ceci n’est pas négligeable, les nouvelles grilles indiciaires notamment, permettent, tout en jouant une partition très subtile de variation entre classe normale et hors classe, débuts et fins de carrière, promus et non promus au 3ème grade (classe exceptionnelle), de valider la rémunération au mérite (à laquelle le SNCL-FAEN s’est toujours opposé), pour in fine réaliser des économies budgétaires.


Les nouvelles formes d’évaluation donnent aux chefs d’établissement des moyens de pression inédits pour les promotions et plus généralement l’évolution de carrière . Même si pour l’instant la double évaluation inspecteur / chef d’établissement, est préservée, de nombreux critères d’évaluation font la part belle aux activités annexes au détriment de l’enseignement proprement dit qui est le véritable « coeur » du métier.
 


Les enseignants français, notoirement sous rémunérés dans les pays de l’OCDE, avaient de fortes attentes : parce que la paupérisation d’une partie grandissante du corps enseignant a assez duré et parce que, toutes les études le montrent, c’est l’un des leviers incitatifs forts, capables de convaincre les jeunes diplômés de se tourner vers les métiers de l’enseignement.


Mais ces deux mesures (revalorisation et « nouvelle » évaluation) ne sont toutefois pas dénuées d’arrière-pensées : elles permettront, à terme, comme le sous-tend la modification des statuts de 2014, d’augmenter le temps de présence des enseignants dans les établissements.


Ils deviendront ainsi de simples agents d’exécution.


Le SNCL-FAEN y est fortement opposé et appelle tous les enseignants à le rejoindre dans ce combat.
Pour consulter l’analyse de notre fédération sur le PPCR, connectez-vous au site de la FAEN en cliquant sur ce lien : http://faen.org/publications/faen_infos/2016-2017/Faen-infos_2016-2017_3.pdf

L'ANALYSE SNCL du PLAN SAUVADET

La loi dite Sauvadet a été promulguée le 12 mars 2012, dans un contexte de fermetures drastiques de postes et de diminution du nombre de fonctionnaires qui n’a pas épargné les enseignants et les personnels d’éducation.

 

Cette loi ne prévoyait pas une résorption globale de la précarité mais la titularisation d’1/4 à 1/3 des contractuels. L’actuel gouvernement n’a pas modifié cette loi.

 

Le bilan « qualitatif » de la campagne 2013 du plan de titularisation Sauvadet par les concours réservés et examens professionnalisés met en lumière de nombreuses et graves difficultés de traitement des candidatures, des conditions de recevabilité parfois interprétées différemment d’un rectorat à l’autre, de criantes injustices et un nombre global de titularisations insuffisant.

 

 

LES DEMANDES DU SNCL-FAEN

concernant les concours réservés

 

  1. La possibilité pour tous les contractuels en CDI de pouvoir faire acte de candidature, sans autre condition.

 

  1. La redéfinition et la réécriture des conditions de recevabilité des candidatures pour les contractuels en CDD dans un sens beaucoup moins restrictif et de plus grande clarté. 

 

  1. La vérification de la recevabilité des candidatures avant la convocation aux épreuves. 

 

  1. L’augmentation du nombre de postes ouverts aux concours chaque année et l’allongement de la durée du plan au-delà des 4 ans. 

 

  1. L’utilisation pour les concours réservés et les concours internes des postes non utilisés par les concours externes.

 

  1. La garantie de réemploi des contractuels, sans baisse de quotité horaire, pendant toute la durée du plan. 

 

  1. La mise en place de formations préparatoires aux concours, dans toutes les académies, pendant toute la durée du plan de titularisation. 

 

 C’est pourquoi le SNCL-FAEN demande la modification de la loi SAUVADET pour en faire un véritable plan de titularisation des contractuels