NOS NUMEROS SPECIAUX 2016 !

La rentrée scolaire est toujours un moment plein d'appréhension et de doute pour certaines catégories de personnels mises à mal par les réglementations précaires.

 C'est pourquoi le SNCL FAEN édite pour 2016 trois dossiers spéciaux de suivi pour les professeurs Stagiaires, TZR et Contractuels.

 

Vous trouverez dans ces documents des clés de compréhension de votre situation spécifique, des éléments juridiques et des conseils syndicaux de base pour faire face aux situations d'abus trop souvent constatées.

 Pour tout besoin de suivi complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter :

sncl@wanadoo.fr

 

DOSSIER SPECIAL STAGIAIRES

 

DOSSIER SPECIAL TZR

 

DOSSIER SPECIAL CONTRACTUELS

 

Suppression de la prime pour 3h supp.

Instituée sous le quinquennat précédent (2008) dans la lignée du « travailler plus pour gagner plus », la prime de 500 € allouée aux professeurs qui acceptaient d’effectuer au moins 3 heures supplémentaires n’est plus.

 
Un décret vient de la supprimer à partir du 1er septembre 2016.


Rappelons que si cette prime permettait à un nombre limité de professeurs d’améliorer son pouvoir d’achat, le SNCL-FAEN avait déjà à l’époque pointé l’iniquité de cette mesure qui dédouanait le gouvernement de revaloriser l’ensemble de la profession au bénéfice de quelques-uns.


De même, le SNCL-FAEN avait en son temps dénoncé les suppressions de postes auxquelles cette mesure contribuait. C’est parce que nous sommes, aujourd’hui plus que jamais, attachés à une véritable revalorisation salariale de tous les personnels, faute de quoi des collègues se voient contraints d’augmenter leur charge de travail par de nombreuses heures supplémentaires, que nous ne pleurerons pas cette prime.


Mais nous dénonçons avec force la méthode qui lèse les collègues ayant accepté ces trois heures dans le cadre de la préparation de cette rentrée, en espérant cette prime qu'ils ne toucheront finalement jamais...


Le texte abrogeant la prime a été publié le 31 août.

Le SNCL a fait son congrès national 2016 !

Le SNCL FAEN a tenu son congrès national au début du mois de mai 2016. C’est l’académie de Montpellier qui a cette année accueilli les congressistes pendant trois jours. De nombreuses propositions de modifications de motions faites par les sections académiques ont été approuvées pendant les débats. Vous pourrez prochainement consulter ces nouvelles motions sur notre site internet.

De grandes mises à jour ont été faites, notamment à propos des GRETA, des AESH ou encore de la formation initiale. Les motions serviront de nouveau cadre revendicatif au SNCL pour les trois années qui viennent.

Le Congrès National a également élu un nouveau Bureau national de 12 membres, et reconduit à sa tête notre secrétaire général, Jean-Denis Merle.

 

Sur la photo (de gauche à droite), les membres du nouveau Bureau national :

Sophie Coquilhat Brocq de Haut

(Bordeaux)

Non titulaires

Pascal Ollier

(Lyon)

Lycée LEGT

Réforme et fonctionnement

Marc Allès

(Toulouse)

Collège

Réforme et fonctionnement

Jordi Carbonell

(Montpellier)

Secteur Post-bac

Sophie Mallet

(Créteil)

Mémento

Textes officiels

Vincent Vernet

(Strasbourg)

PEGC

ECOM

Edward Laignel

(Caen)

Agrégés – Certifiés

P.EPS - PLP

Norman Gourrier

(Rouen)

Communication

Secrétaire général adjoint

Jean-Denis Merle

(Orléans-Tours)

Dossiers SNCL

Secrétaire général

Christophe Cléry

(Amiens)

Formation continue des adultes

Christine Jacquet

(Créteil)

Trésorerie

Teddy Tancons

(Guadeloupe)

Stagiaires

 

Merci à tous les contributeurs !

 

Collège : que disent les pionniers de la réforme ?

Depuis septembre 2015, 34 collèges « avant-gardistes » de l’académie de Toulouse expérimentent la très controversée réforme du collège qui devrait officiellement entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Nul doute qu’en réalisant ce bilan après une année de mobilisation d’une majorité de professeurs qui continuent à en demander le retrait, le ministère de l’Education nationale chercherait à la présenter sous un jour favorable. Contre toute attente, et avec quelque habileté, les difficultés ne sont pas niées.


Le rectorat de l’académie de Toulouse met en avant un jugement globalement positif et insiste sur l’apport des EPI pour les élèves (amélioration de l’estime de soi) sans nier que certains d’entre eux peuvent éprouver des difficultés à s’adapter.


Comme de bien entendu, on vante la plus grande liberté pédagogique des professeurs tout en relevant la nécessité d’harmoniser les pratiques (notamment sur l’évaluation).


Les relations professionnelles dans l’établissement seraient grandement améliorées avec un plus grand rôle joué par l’équipe éducative (CPE, documentaliste) et le renforcement du rôle du chef d’établissement qui devient le « chef d’orchestre ».


Enfin, cerise sur le gâteau pour le rectorat « les parents sont ravis ».


On l’aura noté : rien sur les progrès des élèves ni sur l’amélioration des conditions de travail des enseignants. Au contraire. Tous relèvent la nécessité d’un lourd travail de préparation concerté, de « tâtonnements » et du besoin d’un accompagnement soutenu…qu’ils n’ont pas trouvé.


Si le rectorat retient l’apport des EPI sur la créativité et l’innovation des professeurs qui se sont impliqués, nous préférons souligner le côté ultra artificiel de certains EPI qui n’apportent rien aux élèves en termes de connaissances, la difficulté à trouver l’adéquation avec certains programmes, la bonne volonté , voire l’abnégation demandée aux professeurs pour lesquels les si nécessaires heures de concertation ne sont prévues nulle part.


Nous voyons clair au travers de ce bilan alibi : il s’agit tout simplement de vanter la réforme et inciter les plus rétifs des enseignants à s’y impliquer au risque de ne se baser sur aucune trace objective mais uniquement sur du ressenti. Autant dire du vide.

L'ANALYSE SNCL du PLAN SAUVADET

La loi dite Sauvadet a été promulguée le 12 mars 2012, dans un contexte de fermetures drastiques de postes et de diminution du nombre de fonctionnaires qui n’a pas épargné les enseignants et les personnels d’éducation.

 

Cette loi ne prévoyait pas une résorption globale de la précarité mais la titularisation d’1/4 à 1/3 des contractuels. L’actuel gouvernement n’a pas modifié cette loi.

 

Le bilan « qualitatif » de la campagne 2013 du plan de titularisation Sauvadet par les concours réservés et examens professionnalisés met en lumière de nombreuses et graves difficultés de traitement des candidatures, des conditions de recevabilité parfois interprétées différemment d’un rectorat à l’autre, de criantes injustices et un nombre global de titularisations insuffisant.

 

 

LES DEMANDES DU SNCL-FAEN

concernant les concours réservés

 

  1. La possibilité pour tous les contractuels en CDI de pouvoir faire acte de candidature, sans autre condition.

 

  1. La redéfinition et la réécriture des conditions de recevabilité des candidatures pour les contractuels en CDD dans un sens beaucoup moins restrictif et de plus grande clarté. 

 

  1. La vérification de la recevabilité des candidatures avant la convocation aux épreuves. 

 

  1. L’augmentation du nombre de postes ouverts aux concours chaque année et l’allongement de la durée du plan au-delà des 4 ans. 

 

  1. L’utilisation pour les concours réservés et les concours internes des postes non utilisés par les concours externes.

 

  1. La garantie de réemploi des contractuels, sans baisse de quotité horaire, pendant toute la durée du plan. 

 

  1. La mise en place de formations préparatoires aux concours, dans toutes les académies, pendant toute la durée du plan de titularisation. 

 

 C’est pourquoi le SNCL-FAEN demande la modification de la loi SAUVADET pour en faire un véritable plan de titularisation des contractuels