RENTREE 2018 : ce que l’année nous réserve…

RENTREE 2018 : ce que l’année nous réserve...

 

 Une nouvelle année scolaire débute dans un désordre ambiant rarement égalé. Plus d’un million d’agents du secteur public vont devoir exercer leur métier au milieu des chantiers ouverts, des réformes précipitées, d’un mille-feuille de consignes et contre-ordres, de préconisations et de rumeurs... Alors que la communication l’emporte de plus en plus sur l’action réelle, nous tentons néanmoins de faire ici un point synthétique sur ces agitations ministérielles qui devraient changer notre quotidien pour 2018-2019...

 

Dès la rentrée : nouveaux tests de positionnement numériques pour nos élèves de 2nde en français et mathématiques ; nouveaux programmes d’Enseignement Moral et Civique, de français et de mathématiques en cycles 2, 3 et 4

 

 Dernier trimestre 2018 : création d’un comité d’éthique et d’expertise en matière de données numériques, afin de conformer la protection des données au sein de notre ministère au RGPD (Règlement Général de la Protection des Données).

 

 Avant fin 2018 : création d’une part variable sur l’indemnité REP+


Janvier 2019: les recteurs devront fournir des projets de regroupement rectoraux afin de réduire le nombre d’académies à 1 par région en 2020.

Début 2019 : application retardée du deuxième transfert Primes/Points dans le cadre du PPCR pour les agents de catégorie A.

Premier trimestre 2019: création d’une instance d’évaluation des établissements scolaires, cheville ouvrière de la future individualisation des rémunérations souhaitée par le gouvernement...

Rentrée 2019 : fusion des corps des IGEN et des IGAEN
Durant l’année aussi : projet de révision de la formation initiale des enseignants, inscription dans la loi de la scolarité obligatoire dès 3 ans...

 

 LE SNCL-FAEN sera là pour tous ces rendez-vous et vous souhaite une bonne rentrée à toutes et tous !

ARRET DU CHANTIER SIRHEN : incroyable gachis!!

 

 

ARRÊT DU CHANTIER SIRHEN : incroyable gâchis

Lancé en 2007, le programme de modernisation des systèmes d’information de gestion des ressources humaines de l’éducation nationale (Sirhen), qui devait initialement être prêt en 2012 pour un coût global de 60 millions d’euros, n’a pas cessé de prendre du retard et d’augmenter sa facture. Il avait aux derniers moments atteint un coût final estimatif de près de 500 millions... ce qui a amené le ministre de l'Éducation nationale à décider d’arrêter les frais. C’est donc 320 millions d’euros perdus pour un projet dont très peu d’éléments seront au final réexploitables, tant les gouvernements successifs ont fait fausse route dans leur vision du système d'information de gestion des ressources humaines.

Sans cesse revu à la baisse dans ces ambitions, le dispositif restera comme un des plus grands symboles de l’entêtement et de l’aveuglement ministériel. 320 000 000 d’euros représente le coût moyen annuel d’environ dix mille postes d’enseignants...

 

REFORME DE LA VOIE PROFESSIONNELLE, bilan d’étape.

 

REFORME DE LA VOIE PROFESSIONNELLE, bilan d’étape

Point commun à la plupart des initiatives du gouvernement actuel en matière de réforme dans la fonction publique, la réforme de la voie professionnelle finalement issue des négociations sera avant toute une formidable source... d’économies ! Des effectifs élèves parfois divisés par deux dans certaines filières, et surtout la réduction des horaires élèves en ménageant des coupes sombres dans les enseignements généraux, vont engendrer des centaines de suppression de postes... La désorganisation des structures actuelles est aussi programmée, avec la mise en concurrence des CFA et des lycées professionnels, ou encore le passage de la responsabilité des contenus des formations vers les branches professionnelles (au détriment du service public).

Concernant les personnels engagés dans la voie professionnelle, aucune revalorisation n’est envisagée, ce qui laissera perdurer un certain nombre d’injustices que subissent les collègues de la voie pro, en comparaison de ceux de la voie générale...

 

VERS UN ENCADREMENT REALISTE DU TELEPHONE PORTABLE A l’ECOLE

 

VERS UN ENCADREMENT REALISTE DU TELEPHONE PORTABLE A l’ECOLE

La loi sur l’encadrement du téléphone portable a été promulguée au mois d’août dernier. Elle interdit désormais « l’utilisation d’un téléphone mobile ou de tout autre équipement connecté (tablettes, montres connectées, etc.) par un élève dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges pendant les activités liées à l’enseignement dans l’enceinte et à l’extérieur de l’établissement scolaire (sauf pour des usages pédagogiques) ». Les lycées, quant à eux, ont la faculté de prévoir dans leur règlement intérieur l’interdiction de l’utilisation, par les élèves, des mêmes appareils.

Il peut être utile de rappeler néanmoins quelle part de communication habite cette décision, puisque, depuis 2010, le Code de l’Education incluait déjà l’article L511-5 présentant à peu près les mêmes dispositions.

A noter aussi que cette loi n’exclut pas l’usage des appareils durant la récréation, alors même que les rapports qui ont mené à la loi dénonçaient tout autant (voire même davantage) les multiples effets néfastes du téléphone portable dans la cour de récré, impliqué dans de trop nombreux cas de vol, de racket, de harcèlement moral ou d’usage pervers des appareils photo intégrés vers les réseaux sociaux...

 

L'ANALYSE SNCL du PLAN SAUVADET

La loi dite Sauvadet a été promulguée le 12 mars 2012, dans un contexte de fermetures drastiques de postes et de diminution du nombre de fonctionnaires qui n’a pas épargné les enseignants et les personnels d’éducation.

 

Cette loi ne prévoyait pas une résorption globale de la précarité mais la titularisation d’1/4 à 1/3 des contractuels. L’actuel gouvernement n’a pas modifié cette loi.

 

Le bilan « qualitatif » de la campagne 2013 du plan de titularisation Sauvadet par les concours réservés et examens professionnalisés met en lumière de nombreuses et graves difficultés de traitement des candidatures, des conditions de recevabilité parfois interprétées différemment d’un rectorat à l’autre, de criantes injustices et un nombre global de titularisations insuffisant.

 

 

LES DEMANDES DU SNCL-FAEN

concernant les concours réservés

 

  1. La possibilité pour tous les contractuels en CDI de pouvoir faire acte de candidature, sans autre condition.

 

  1. La redéfinition et la réécriture des conditions de recevabilité des candidatures pour les contractuels en CDD dans un sens beaucoup moins restrictif et de plus grande clarté. 

 

  1. La vérification de la recevabilité des candidatures avant la convocation aux épreuves. 

 

  1. L’augmentation du nombre de postes ouverts aux concours chaque année et l’allongement de la durée du plan au-delà des 4 ans. 

 

  1. L’utilisation pour les concours réservés et les concours internes des postes non utilisés par les concours externes.

 

  1. La garantie de réemploi des contractuels, sans baisse de quotité horaire, pendant toute la durée du plan. 

 

  1. La mise en place de formations préparatoires aux concours, dans toutes les académies, pendant toute la durée du plan de titularisation. 

 

 C’est pourquoi le SNCL-FAEN demande la modification de la loi SAUVADET pour en faire un véritable plan de titularisation des contractuels