Septembre 2020 : une rentrée bien singulière...

Septembre est là, est avec lui une situation sanitaire nationale pas vraiment plus clémente que celle que nous avons laissée avant les congés d'été. Alors que des millions d'enfants prennent le chemin de l'école, que compte faire le ministère pour répondre à ces conditions si particulières ? Rien ou presque, et bien sûr avec toujours autant de contradiction et de confusion... Nous faisons avec vous le point sur ce qui nous attend à la rentrée : consultez notre dossier complet ici.

RENTRÉE 2020 : la covid19 bientôt reconnue maladie professionnelle ?

Le projet de décret ajoutant un centième tableau au code de la sécurité sociale pour les affections respiratoires aiguës liées à une infection au SARS-CoV2 sera bientôt discuté. Mais ce n’est qu’après sa publication officielle et dans sa version définitive qu’il entrerait en vigueur.

 Il répond à un engagement pris par Olivier Véran le 23 mars dernier : «Aux soignants qui tombent malades, je le dis: le coronavirus sera systématiquement et automatiquement reconnu comme une maladie professionnelle et c'est la moindre des choses ».

Mais qu'en sera-t-il pour les autres travailleurs ? Retrouvez notre article complet dans notre rubrique spéciale COVID.

 

LYCÉE : disparition des épreuves communes de contrôle continu

C'est acté, les E3C n'existent déjà plus : elles sont remplacées par les évaluations communes écrites. Ce glissement linguistique d'épreuve à évaluation, signifie par filigrane que les professeurs de lycée ne recevront plus rien du tout pour corriger les copies des ex épreuves communes de contrôle continu du baccalauréat 2021. L'objectif d'économie budgétaire est atteint en quelques mois à peine. Début février 2020 : il est difficile pour les agents de se faire payer les heures de surveillance des E3C au-delà de leurs obligations de service, le gouvernement concède au vu de la grogne enseignante une aumône pour les corrections de copies ;  printemps 2020 :  l'indemnisation des corrections de copie  d'E3C à venir est abrogée par un décret qui précise que seule la correction des copies des épreuves  terminales sera désormais prise en compte. Juillet 2020 : le changement d'intitulé d'épreuve en évaluation permet de faire pire. Les enseignants apprécieront cette pirouette décrétale, car dans les faits RIEN n' a changé : les épreuves communes de contrôle continu existent toujours !

Hors classe des agrégés, c'était en juillet !

La CAPN s’est déroulée le 3 juillet. Il y avait cette année un peu moins de 15 000 promouvables et 5 607 proposés par les Recteurs suite aux différentes CAPA.

 2 750 promotions ont été accordées contre 2 573 l’an passé et 2 576 il y a deux ans. Ces contingents correspondent à 17 % des promouvables.

 Toutes les nominations sont prononcées avec effet au 1er septembre 2020.

Un barème de 175 points était nécessaire pour être promu (contre 185 l’an passé 195 points en 2018). A égalité de barème, l’ancienneté de corps était examinée. A égalité, il fallait être a minima à l’échelon 10 (aucune promotion à l’échelon 9). A égalité d’échelon, c’est l’ancienneté dans celui-ci qui est prise en compte. En cas de nouvelle égalité, les plus âgés étaient promus.

Le SNCL-FAEN demande une augmentation du contingent d’accès à la hors classe permettant d’offrir un nombre suffisant de postes pour que dans chaque académie, tout professeur puisse prétendre y accéder, quelle que soit sa discipline.

L'ANALYSE SNCL du PLAN SAUVADET

La loi dite Sauvadet a été promulguée le 12 mars 2012, dans un contexte de fermetures drastiques de postes et de diminution du nombre de fonctionnaires qui n’a pas épargné les enseignants et les personnels d’éducation.

 

Cette loi ne prévoyait pas une résorption globale de la précarité mais la titularisation d’1/4 à 1/3 des contractuels. L’actuel gouvernement n’a pas modifié cette loi.

 

Le bilan « qualitatif » de la campagne 2013 du plan de titularisation Sauvadet par les concours réservés et examens professionnalisés met en lumière de nombreuses et graves difficultés de traitement des candidatures, des conditions de recevabilité parfois interprétées différemment d’un rectorat à l’autre, de criantes injustices et un nombre global de titularisations insuffisant.

 

 

LES DEMANDES DU SNCL-FAEN

concernant les concours réservés

 

  1. La possibilité pour tous les contractuels en CDI de pouvoir faire acte de candidature, sans autre condition.

 

  1. La redéfinition et la réécriture des conditions de recevabilité des candidatures pour les contractuels en CDD dans un sens beaucoup moins restrictif et de plus grande clarté. 

 

  1. La vérification de la recevabilité des candidatures avant la convocation aux épreuves. 

 

  1. L’augmentation du nombre de postes ouverts aux concours chaque année et l’allongement de la durée du plan au-delà des 4 ans. 

 

  1. L’utilisation pour les concours réservés et les concours internes des postes non utilisés par les concours externes.

 

  1. La garantie de réemploi des contractuels, sans baisse de quotité horaire, pendant toute la durée du plan. 

 

  1. La mise en place de formations préparatoires aux concours, dans toutes les académies, pendant toute la durée du plan de titularisation. 

 

 C’est pourquoi le SNCL-FAEN demande la modification de la loi SAUVADET pour en faire un véritable plan de titularisation des contractuels