COVID-19

Réouverture des établissements : l'indispensable à savoir

Malgré les doutes persistants sur le développement de la pandémie et les mécanismes de transmission du covid-19 (notamment en ce qui concerne les enfants), le gouvernement a décidé d'amorcer la relance économique et, pour se faire, enclenche la réouverture des établissements scolaires, nécessaire pour l'accueil des enfants des travailleurs

Au-delà des réserves légitimes qu'éveille une telle décision, nous, fonctionnaires et enseignants, sommes tenus à l'accomplissement de notre devoir envers l'Etat et à notre obligation de moyens. Certes, c'est ainsi que partout où les établissements auront reçu le feu vert pour une reprise, nous allons être plus nombreux à assumer à nouveau des missions en présence d'élèves potentiellement porteurs du virus, dans nos classes.

Beaucoup d'entre nous s'apprêtent à le faire en méconnaissance de leurs droits et obligations. Oui, nous avons un devoir à accomplir mais pas à n'importe quel prix, et surtout pas au prix de notre santé ! Malgré le discours tenu par les fiches incitatives dont nous abreuve l'administration, nous conservons une latitude pour estimer la dangerosité de la situation et un droit qui ne peut être refusé : le droit de retrait en cas de danger imminent et grave. Une vigilance que nous devons aussi à nos élèves, leur sécurité relevant de notre responsabilité.

C'est pourquoi, afin d'accompagner au mieux chacun d'entre nous face à cette situation particulièrement délicate, le SNCL a établi une synthèse explicative des choses indispensables à savoir avant de reprendre le chemin de l'école (PJ ci-dessous).

Plus que jamais, votre syndicat est là pour vous informer, vous protéger et vous défendre contre les pressions hiérarchiques et les attaques portées à vos statuts et contre vos droits. 

N'hésitez pas à partager ce document et contactez-nous.

communication@sncl.fr

 

11 mai : les conditions de la reprise seront-elles assurées ?

En réponse aux annonces présidentielles, les syndicats de l’Education nationale (dont le SNCL) et les organisations lycéennes, étudiantes et de parents d’élèves ont exprimé leur désarroi face à la perspective d’une réouverture des établissements scolaires le 11 mai (voir communiqué sur notre page d'accueil).  

Suite aux précisions apportées par Edouard Philippe ce dimanche, nous constatons que beaucoup d’adaptations et d’improvisations vont encore être demandées pour cette reprise dans nos écoles qui, aux dires de nos gouvernants il y a seulement quelques jours, étaient pourtant déclarées d’ores et déjà prêtes…  

Les dispositifs finalement retenus seront aménagés au cas par cas, par les maires et les préfets pour la fin du mois d’avril ; les chefs d’établissements appartenant à des zones en congés sur cette période sont d’ores et déjà réquisitionnés pour anticiper cette mise en place, ce qui laisse un sentiment persistant de précipitation.

La question de la capacité matérielle d’un accueil sécurisé, dans chaque établissement scolaire, quant à elle, ne semble pas se poser de manière aiguë à nos gouvernants. Constat d’autant plus inquiétant après que l’ONS a rendu public son enquête réalisée en mars auprès de plus de 8000 établissements : 10% d’entre eux manquent de savon,  22% n’ont pas assez d’accès à l’eau, 27% aucun personnel infirmier, 75% manquent de gel hydro-alcoolique

Pour le SNCL, cette situation et les lourdes difficultés que notre école rencontre pour faire face au virus ne sont rien d’autre que le résultat d’une politique au rabot menée depuis des décennies. Les budgets successifs ont supprimé les postes infirmiers et accumulé un retard considérable en matière de médecine du travail (certaines académies comptant moins de un médecin de prévention pour 25 000 agents). Les départements et les régions sous-dotent les établissements en fournitures et laissent fonctionner des locaux plus que vétustes, avec des sanitaires et des accès à l’eau insuffisants. Situation encore pire en Guadeloupe ou à Mayotte, où la crise de l’eau il y a deux ans avait pourtant déjà révélé cruellement tous ces manques. En outre, depuis des années, l’Etat se dispense des obligations faite à toutes les entreprises en matière de médecine du travail. Les enseignants n’ont la plupart du temps pas une seule visite médicale en plus de 40 ans de carrière. Quelle garantie peuvent-ils alors réellement espérer du ministère pour leur sécurité sanitaire dans un tel contexte ?

Le SNCL demande en premier lieu que l'Etat se soumette aux mêmes règles que tout employeur. Il est inenvisageable de reprendre avec les effectifs habituels de nos classes. La période avant les congés d’été doit être mise à profit pour permettre aux enseignants de se retrouver, de se former aux nouvelles modalités de fonctionnement de leur établissement et au matériel fourni, avant de pouvoir accueillir davantage de publics prioritaires, comme ils le font d’ailleurs déjà en encadrant partout où cela est nécessaire les enfants des personnels soignants.

Nous, agents de l’Education nationale, sommes des fonctionnaires au service de la Nation pour remporter le défi posé par le covid-19. Nous ne sommes pas, comme certaines officines aiment à le laisser penser dans les médias, des tire-au-flanc. Nous sommes conscients de nos devoirs envers l’Etat mais rappelons simplement que l’Etat a lui aussi des devoirs envers nous. Il se doit d’assurer notre sécurité et notre santé au travail.

Soucieux de l'égalité des chances comme des contingences sociales et économiques, le SNCL veillera à ce que les mesures adaptées à chaque situation permettent de ne pas mettre en péril la santé des élèves, de leur famille et de tous les personnels qui œuvreront au sein des établissements scolaires dans les difficiles mois de reprise à venir.

Rentrée 2020 et postes à pouvoir - communiqué intersyndical

Le ministère vient d'annoncer +1248 postes supplémentaires dans le premier degré pour la rentrée scolaire 2020-2021. Une mesure corrective s'ajoutant aux +440 postes initialement prévus et qui va permettre, après ventilation par académie, qu'aucun territoire ne perde théoriquement de classe à la rentrée, et surtout qu'aucune classe ne soit fermée en zone rurale ou de ville de moins de cinq mille habitants.   Concrètement, ce sont près de 25 000 enfants qui vont pouvoir aller à l'école près de chez eux ou dans leur village, plutôt que de devoir se rendre beaucoup plus loin.    il s'agit d'un revirement important dans la politique gouvernementale, jusqu'à ce jour essentiellement dictée par les économies et les fermetures de postes dans l'Education nationale.   Le SNCL salue cette décision, mais s'inquiète de sa mise en pratique. En effet, comment trouver maintenant les quelques 1688 futurs donctionnaires qui vont pouvoir occuper ces postes au premier septembre ? Les concours de recrutement qui devaient avoir lieu sont au point mort à cause du confinement, les dotations horaires et les cartes scolaires ont déjà été arrêtées depuis janvier dernier, et des centaines de postes sont au mouvement à l'heure actuelle alors que ce plan devrait les en retirer. Et quand bien même de nouveaux collègues seraient tout de même recrutés, ils ne le seraient que comme stagiaires, c'est-à-dire effectuant seulement un demi-service devant élèves, le reste de leur temps étant consacré à leur formation.   Face à ces inquiétudes, le SNCL s'est porté signataire, à travers sa fédération la FAEN, du communiqué intersyndical suivant, diffusé ce 8 avril.
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COVID-19 : le SNCL s'adapte pour vous

Face aux mesures de restriction visant à endiguer la propagation du virus sur notre territoire, et dès ce mercredi 18 mars, le SNCL adapte son fonctionnement pour jouer son rôle dans la lutte et faire que cette période particulière se déroule au mieux pour le plus grand nombre.   Vous trouverez ci-dessous une première note d'information publique récapitulant les aménagements provisoires de nos services et les préconisations pédagogiques à destination des enseignants.   Restez informés durant le confinement : abonnez-vous à nos réseaux sociaux Facebook et Twitter.

Lettre au ministre de l'interfédérale nationale et de la FCPE

Le 31 mars dernier, suite aux nouvelles annonces de M. Blanquer à propos des congés de printemps, la FCPE et les fédérations de syndicats enseignants ont émis un courrier commun que vous pouvez consulter ci-dessous. A travers sa fédération, la FAEN, le SNCL s'est porté signataire de ce courrier et rejoint les préoccupations des parents comme des enseignants exprimées par l'intersyndicale. 

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